Les cessez-le-feu ne sont pas une solution – la guerre doit prendre fin !
Partout dans le monde, les factures d'énergie explosent, les denrées alimentaires coûtent plus cher et les combustibles de cuisson viennent à manquer. Mais alors que des millions de personnes peinent à joindre les deux bouts, les géants fossiles et les marchands d’armes engrangent des profits records.
C'est tout simplement révoltant. Mais cette semaine, nous disposons d'une courte fenêtre pour agir. À partir d’aujourd’hui, le FMI et la Banque mondiale, ainsi que les ministres des Finances des plus grandes économies mondiales (le G20), se réunissent à Washington D.C., pour prendre des décisions importantes sur les enjeux d'énergie, d'alimentation, de dette et de reconstruction.
350.org et plus de 130 organisations ont publié aujourd'hui une lettre ouverte exigeant de ces responsables politiques et institutions qu'ils mettent fin à la guerre, taxent les profits et investissent dans les populations et la planète.
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La guerre en Asie du Sud-Ouest a engendré une crise des énergies fossiles qui touche le plus durement des pays qui n’ont pourtant pas contribué à la déclencher. Cependant cette crise n’a pas commencé avec la guerre – la situation économique actuelle met en évidence une crise plus profonde encore, liée à notre dépendance aux énergies fossiles et à la vulnérabilité économique qu’elle entraîne.
Voici ce que nous exigeons dans notre lettre ouverte :
- Mettre complètement et définitivement fin à la guerre. Les civils ont payé de leur vie, de leurs maisons et de leur avenir. Les gouvernements doivent garantir la fin définitive des guerres et protéger les civils.
- Faire payer les profiteurs. En à peine un mois, plus de 100 milliards de dollars ont été subtilisés aux populations à travers le monde en raison de la flambée des prix de l'énergie. Nous devons taxer les profits des entreprises pétro-gazières et utiliser cet argent pour apporter une aide immédiate aux personnes les plus durement touchées par la hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant.
- Garantir une sécurité alimentaire et énergétique pour toutes et tous. Nous devons investir dans l'agriculture locale durable et les énergies renouvelables produites localement, et mettre fin aux subventions néfastes accordées aux industries de l’armement, des énergies fossiles et des engrais chimiques.
- Annuler la dette. Après avoir payé des intérêts aux créanciers de Wall Street, aux banquiers et aux gouvernements riches, de nombreux pays du Sud n'ont plus d'argent pour protéger leurs populations face à cette crise. Les bailleurs et les gouvernements doivent annuler les demandes de remboursements de la dette et s'accorder sur des règles internationales plus équitables pour gérer la dette.
Nous savons comment fonctionnent les crises. La situation d’urgence en Asie du Sud-Ouest est instrumentalisée pour sceller de nouveaux contrats d’énergies fossiles, négocier de nouvelles conditions d’endettement, augmenter les budgets militaires et sécuriser de nouvelles alliances militaires.
Mais si nous agissons vite, nous pouvons contraindre celles et ceux qui nous dirigent à lancer de nouveaux débats sur l’annulation de la dette, la fin des subventions aux énergies fossiles, mais aussi sur qui doit contrôler l’énergie, et ce que signifie réellement être en sécurité pour la majorité des personnes à travers le monde.
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Merci d'avance pour votre soutien.
En solidarité,
Fanny pour 350.org.
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350.org est un mouvement mondial qui lutte pour un monde plus juste et plus équitable et qui œuvre à empêcher l’industrie fossile de continuer à détruire notre climat.



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