je sais l’encens qui purifie
toutes les artères d’un grand marché
les amulettes qui chassent le mauvais sort
je sens le deuil des sangs mêlés
du syncrétisme des insoumis
dans la plus-value des viatiques
je vois le déchirement
entre pures laines et autochtones
à la toundra
évidemment
dans une danse macabre
le métissage des fleurs
ne côtoyant que l’hiver
jusqu’à l’exil des étamines
chaque bras en miniature
prolongé d’une arme
et les vieux loups abandonnés
qui ne hurlent plus
au bord du fleuve
pourtant le monde est aquarelle
mosaïque sans bornes
phoque ou loufoque
nous humons tous
l’air pur
humecté
par l’ondée spirituelle
c’est ainsi tes épaules
c’est alors tes doigts
et les récits fantasmatiques
sans fin
ni commencement
Jean-Yves METELLUS.
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