jeudi 25 juin 2026

Un poème onirique de Jean-Yves METELLUS (Haïti/Québec).

 
















je sais l’encens qui purifie
toutes les artères d’un grand marché
les amulettes qui chassent le mauvais sort


je sens le deuil des sangs mêlés
du syncrétisme des insoumis
dans la plus-value des viatiques


je vois le déchirement
entre pures laines et autochtones
à la toundra
évidemment


dans une danse macabre
le métissage des fleurs
ne côtoyant que l’hiver
jusqu’à l’exil des étamines


chaque bras en miniature
prolongé d’une arme
et les vieux loups abandonnés
qui ne hurlent plus
au bord du fleuve


pourtant le monde est aquarelle
mosaïque sans bornes


phoque ou loufoque
nous humons tous
l’air pur
humecté
par l’ondée spirituelle


c’est ainsi tes épaules
c’est alors tes doigts
et les récits fantasmatiques
sans fin
ni commencement


























Jean-Yves METELLUS.







































































All rights reserved.
































Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire