Ce matin, j’affronte de fugitives détresses sur le chemin inerte qui m’éloigne des étoiles de l’enfance.
À petit feu, j’écoute le chant voilé de celui dont je ne cherche plus à m’affranchir et je tente de dire la rencontre possible entre mon ombre provisoire et le petit garçon courant dans la chair du temps.
Il n’y aura pourtant pas d’épilogue à ma nuit, mais je me laisse assaillir par un incessant désir de soleil car je ne t’oublie pas ; à l’abri de tes lèvres, j’enfanterai un incendie pour rester encore un peu dans les rumeurs du vivant.
Gillian GENEVIEVE.
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