Le destin est inflexible comme un corset
comme la charpente de fer d'un bâtiment
ses poutrelles aux angles aigus parfois
font mal
tels des os tranchants qui vous transpercent
la peau
La plupart du temps, nous ne sentons pas
son poids,
son armature droite d'acier scintillant
pourtant, ne structure-t-elle pas
notre vie ?
Il faut beaucoup d'années pour s'en apercevoir,
pour voir se dessiner ce squelette si dur
et si roide, plein de baguettes de métal
si glacées qu'elles réfrigèrent fibres et chairs.
Patricia Laranco.
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