samedi 10 mai 2025

Un poème de l'haïtien Jean-Yves METELLUS.

 
















sans levain
je sens gonfler tes seins
le vin avait tari
on a aussi bien ri



que je te donne sur le rivage
le ratio des âges
tu ne bourdonnes plus
comme un essaim d’abeilles



du pain ranci
t’en n’as pas pris
ta faim sans fin était tapie



toute la chorégraphie mystique
le graffiti des ombres
l’hydre à morts multiples



et ce chant d’allégresse
ce long poème
qu’on scande
toujours en chœur



tout me fut passager
loin de la mer Egée



dans le blanc de tes yeux
la soif de l’absolu


























Jean-Yves METELLUS.

































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