Que ton nom soit sanctifié, Pape François !
Ta visite dans mon île, en septembre 2019, fut un grand moment de partage, où notre peuple a, pour la énième fois, prouvé qu’il restait uni en toutes circonstances. Car, de toutes communautés, ils étaient venus, au bord des routes, à l’aéroport, à Marie-Reine- de-la-Paix et à Sainte-Croix, pour te dire combien ils étaient heureux de t’avoir vu.
J’étais parmi eux, et je t’ai vu de loin, à Sainte-Croix, quand tu es allé t’incliner aux pieds du saint Jacques- Désiré Laval. Lui venait de Normandie, et toi d’Argentine. Mais vous partagiez le même amour pour les petites gens et pour le Christ.
Toi, l’amoureux du football et ami de Diego Armando Maradona, je t’ai admiré encore plus quand, pratiquement deux jours avant ton départ, et malgré ta faiblesse, tu as tenu à dire qu’Israël se montrait cruel en Palestine. Tu as osé, en plusieurs fois, tenir tête à la bêtise de cet état génocidaire en prenant fait et cause pour les Palestiniens. Et en cela, tu as été dix mille fois plus fort et moral que toute l’Europe réunie ! En fait, tu as agi en vrai chef d’état, et tu as donné une belle leçon d’humanisme à ces pleutres de la Grande Bretagne, de la France, de l’Allemagne et des Etats-Unis qui s’agenouillent au quotidien devant Israël. Prouvant par là même qu’ils préfèrent se courber devant le Mal plutôt que de propager le Bien en terre Palestinienne, là où un enfant est né à Marie, pour devenir le Christ que tu adores.
Saint homme, je pleure ta disparition, car des hommes de ta trempe, il n’y en a plus beaucoup en ce bas monde. Tu es de la race de ceux qui se battent pour une cause, et proclament la parole de Dieu partout dans le monde. Et cela est noble. Car la prière vaut mieux que la guerre inutile. Tu es parti en homme debout, François, parce que tu as choisi d’être Pape pour d’abord être toi-même, mais aussi l’incarnation du Christ sur Terre.
Tu as bousculé beaucoup de choses, tu sais. En demandant de pardonner aux pécheurs, de ne pas juger les personnes aux orientations sexuelles différentes, et de respecter la nature. Et pour cela, tu étais devenu la cible de ceux qui veulent continuer à maltraiter cette planète et à martyriser la nature. Dans mon île, tu es devenu Mauricien à part entière. Et comme Jean-Paul II avant toi, ta visite restera gravée dans tous les cœurs.
Je te sais au paradis maintenant. Dialoguant avec le Nazaréen et lui demandant pardon pour toutes les erreurs que tu as pu faire. Car tu connaissais la portée de l’humilité, Saint Homme. Et si je ne suis plus pratiquant depuis longtemps, c’est à cause de beaux exemples comme toi que je continue de rester croyant. Pour défendre la philosophie du Crucifié : Aime ton prochain comme toi-même.
Tu savais que tu allais être le dernier Pape. Tu l’avais dit dans un message prophétique, que seuls les initiés ont capté. Et dernier Pape signifie la fin de l’Eglise, et l’avènement de Mammon. C’est pourquoi ses disciples tuent sans vergogne, surtout en Palestine. Parce qu’ils savent que le Messie viendra ensuite pour les faire disparaître de la face de la terre ! Tu as montré le chemin, François. En nous disant qui défendre. Honte cependant à ceux qui se réclament du catholicisme et de la chrétienté, et qui n’ont rien dit quand ton Nonce Apostolique n’a pu avoir accès à la Basilique de Jérusalem pour la célébration de la Pâques. Car, les soldats du pays génocidaire lui ont interdit de célébrer la Résurrection du Christ. De là où tu es, François, tu sais maintenant que le Père n’oublie pas ceux qui croient en Lui. Et entouré des martyrs de Palestine, tu fais Hosanna au plus haut des cieux. Pour la Palestine libre, et pour la délivrance des damnés de la terre.
Que ton nom soit sanctifié, Pape François !
Sedley ASSONNE.
Source : Sedley ASSONNE.
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