dimanche 20 avril 2025

Un texte de Gillian GENEVIEVE (Ile Maurice).

 




Ses mots et le silence font advenir en moi la pulsation du monde, sa beauté et ses laideurs, ses joies et le chagrin inhérent à la solitude.
J’attends que le soleil chasse la pénombre qui m’inocule en ce matin de dimanche l’insidieuse mélancolie annonciatrice d’une âme fatiguée.
J’écris ces mots au crayon dans l’espoir que le temps effacera ces éraflures de granite et laissera, dans la page redevenue blanche, le sillage de mes illusions et de l’oubli.
Ce que je sais, c’est que le cœur n’y est pas. Formulation d’une étrange acuité pour dire la tristesse et l’imminence des larmes alors que l’été s’achève et que je ne retrouve pas mon chemin.
Ce qui m’attend ? J’aurais voulu ne pas le savoir. Mais, je n’ai jamais appris comment fermer les yeux quand la lumière du jour me fait le récit de la vérité, aussi cruelle qu’elle soit.
La vie m’a fait gage d’un cœur immense. Il est juste, ce matin, pas tout à fait à la bonne place.
J’attends le soleil. En attendant, je fais semblant de sourire.








Gillian GENEVIEVE.































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