MORSURE
je lance le verbe et souris aux herbes
folles amours au noir vert
à l'instant retour
barbe pierre usée
aux cartes des vents
je mime les regards en mots
monts bouleversés
je m'allonge
sous les nuages de demain
j'apprends les nuances rebelles
quand versées sur mes yeux elles se colorent
le bonheur se conte en battement
d'ailes et oiseau merveille
qui dans son fief se profile vague
ou peut-être vent de hasard
qu'un palais vide inventera
la belle
telle une eau gracieuse
aux heures timides
frémira avant l'aveu
ciel eau airs
passionnel rythme
éteint par delà les cimes
retour au cœur du palais
par le sinueux sentier
où se cherche une inspiration
avant l'annonce de l'été
cigales si près souvenirs
cigognes et mois sacré
Ouhibi Khaled SAIDI.
2011.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire