Bleu pulsé au nœud de germination
Mouton noir d’une paisible brebis
Éclat soyeux d’un lieu sans mémoire
Vivre ici et maintenant à l’abri du temps
Bulle de soi sans choix
Se soulève un orage en nos langues
La lune dans les paumes fouisseuses
À moins que ce ne soit l’odeur sonore d’aisselles nacrées
Envol à l’unisson dans la lumière lente de l’attente
Transparence mate des mots
Où git la faille qui hèle l’infini
La vertu ronronne, il faut lui tourner le dos
L’ivresse emporte toute prière
Lassitude secrète de la vieillesse
Étouffement tendre des bras qu’on rejette
Fardeau suffocant d’une sagesse asséchante
Guide fané à la soif volcanique
Sous les crocs de trop de faveurs, perdre sa ferveur
Le poids de l’engagement comme un ensevelissement
Reste à dire la barque sur le sable mouillé d’amertume
Et cette digue de chagrin qui contient toutes les hantises
D’une détresse figée dans un avenir qui n’existe plus
Edith BERTHUIT.
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