Les Corses, les Guyanais et les Néo-Calédoniens, "alibis" de Netanyahou.
Le criminel de guerre Benjamin Netanyahou n’est pas content qu’Emmanuel Macron appelle à la reconnaissance de l’Etat Palestinien en Juin prochain. Selon lui, le président Macron fait une grave erreur en continuant de promouvoir l’idée d’un État palestinien au cœur de notre terre — un État dont la seule aspiration est la destruction d’Israël, écrit-il sur le réseau social X.
Et il dit également vouloir refuser de mettre en péril notre existence pour des illusions déconnectées de la réalité. Nous n’accepterons pas de leçons de morale sur la création d’un État palestinien qui mettrait en danger l’existence d’Israël, de la part de ceux qui s’opposent à l’indépendance de la Corse, de la Nouvelle-Calédonie, de la Guyane française et d’autres territoires, dont l’indépendance ne menacerait en rien la France.
La belle affaire ! Un criminel de guerre qui prend la
« défense » de la Corse, de la Nouvelle-Calédonie et de la Guyane ! Si la France peut effectivement être pointée du doigt pour sa politique colonialiste dans ces trois territoires français, il n’en reste pas moins qu’aucun président Français n’a envoyé de soldats pour exterminer les Corses, les Guyanais et les Néo-Calédoniens. Et la France n’a jamais bombardé les hôpitaux de ces territoires, ni massacré les femmes et les enfants.
Ce que fait précisément et impunément Israël dans les territoires Palestiniens. Et non seulement, il ne veut pas entendre parler de l’indépendance de ces territoires, mais il veut maintenant offrir ces terres à Donald Trump et à des agents immobiliers Américains ! Le criminel de guerre Netanyahou a-t-il donc le droit moral de parler de la Corse, de la Nouvelle-Calédonie et de la Guyane, alors qu’Israël a tué des journalistes Palestiniens, en un an, plus que lors des deux Guerres Mondiales réunies ?
Benjamin Netanyahou n’a pas de leçon à donner à quiconque. Et pour un homme qui fait fi des Nations unies, du Tribunal international et de la Haute Cour de justice, il vaudrait mieux qu’il ferme sa sale gueule, comme il est dit en français. Bien entendu, Emmanuel Macron n’est pas pour autant blanc comme neige. Car, en criminalisant les critiques contre Israël dans son pays, il a laissé le champ libre au gouvernement fasciste Israélien, dont les ministres d’extrême-droite ne cachent plus leur désir d’exterminer le peuple Palestinien.
Le président Macron, très critiqué dans son pays, peut cependant redorer son blason en faisant en sorte que la France redevienne le porte-voix des pays persécutés. Car s’il persiste à associer la France aux exactions d’Israël, sa place dans l’histoire sera à la rubrique "Honte". En Juin, se tiendra une conférence en France, co-organisée avec l’Arabie Saoudite, sur la Palestine, et c’est en ce mois que Macron prendrait la décision de reconnaître l’Etat Palestinien.
Mais connaissant Israël, ils ne vont pas rester les bras croisés. Attention donc à des attentats
« faux drapeau », qui pourraient ensuite être attribués au Hamas. Minant encore une fois les chances de paix et de reconnaissance pour la Palestine. Car, depuis 1948, Israël a tout fait pour saborder tout processus de paix avec la Palestine. Allant jusqu’à empoisonner Yasser Arafat, tuant le Sheik Yassine, et, tout récemment éliminant un à un les chefs du Hamas.
En fait, si Israël est allé jusqu’au génocide des Palestiniens, la France là encore a été complice. Rien que pour le voyage de Netanyahou en Hongrie, la France a laissé l’avion du criminel de guerre survoler son territoire, faisant fi du droit international. Emmanuel Macron ne peut donc plaider « l’innocence » dans ce cas. L’ordre de laissez-passer pour cet avion ne pouvait provenir que de lui ! Et c’est d’ailleurs lui qui a mis en avant le faux prétexte que Netanyahou ne pouvait être arrêté s’il venait en France. Tout cela a contribué à l’arrogance du gouvernement Israélien.
Et quelle fut la récompense pour Macron ? Le fils de Netanhyahou l’a proprement insulté, parce qu’il a osé parler de reconnaissance de l’Etat palestinien. "Va te faire voir !", a lancé Yair Netanyahou. Et son père l’a censément tancé en soulignant que son fils n’émettait que son opinion personnelle ! Mais combien d’enfants de dignitaires étrangers parleraient ainsi du président Français ? C’est juste en Israël que cela est permis, habitués qu’ils sont à ne respecter personne, et à piétiner la dignité humaine !
Mais qu’on ne se trompe pas. En France aussi, la droite et l’extrême-droite n’ont pas aimé les propos de Macron. Ce qui a obligé l’intéressé à souligner le droit légitime des Palestiniens à un État et à la paix, comme celui des Israéliens à vivre en paix et sécurité, l’un et l’autre reconnus par leurs voisins.
Juin, c’est dans deux mois. Et dans cet espace-temps, beaucoup de choses peuvent se passer. Il faut maintenant prier pour que le ciel ne soit pas
« Mossad », et que Paris ne soit pas le théâtre d’autres « boucans » , qui retarderaient pour la énième fois la reconnaissance d’un Etat Palestinien. Et on sait tous qui ne veut pas d’une terre indépendante pour le peuple Palestinien !
Sedley ASSONNE.
Source : Sedley ASSONNE.
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