vendredi 18 avril 2025

La belle poésie élégiaque d'Edith BERTHUIT (France).

 




Injuste brisure d’une rigidité fragile
Pour avoir voulu serrer la mer, rompre sous la flexion
Pourras-tu me forcer à un peu d'espoir ?
Mon amour solaire, injuste et désordonné, qui te soucies tant des belles ingénues
Toi, à qui le rouge ne monte jamais au front et dont les paupières s’affolent si vite
Toi qui aimes tant boire à toutes les sources et ne connais pas la honte qui remonte du ventre aux joues
Dans ta colère étouffée, le silence prend parfois la véhémence théâtrale d’un aveu sans apprêt
Je n’ignore rien des bras qui chuchotent sous la pression de ta main
De ce sourire qui, parce qu’il ne cherche qu’à séduire, dissipe toute inhibition
Fleuve étoilé d’une vie tissée de détails où les nuits s’émeuvent en douceurs sacrées
Sans secrets à confier. Seulement acter, puis passer
Juste entrer et sortir dans l’antichambre des histoires
Aller et venir de l’entente profonde à l’indifférence muette

Entailles fines à la peau de l’âme, comment énoncer précisément la privation ?

Morsure dévastatrice d’une douleur sans répit et sans cause
Lumière éteinte, la porte refermée sur une fatigue trop lourde
La peau reste blanche et sèche
La solitude rend le corps rugueux de crampes intimes aux lèvres serrées
Lorsqu’il faut abandonner les illusions, comment vaincre sa résistance ?
Soirs de convulsions au tréfonds des draps, comment calmer le ventre ?

À cette rondeur rassurante du couple - comme une pierre polie, comme l’éclat du jour claustré -
Toute rupture a la violence d’une table renversée, du noir absolu.









Edith BERTHUIT.































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