François, le Pape de l’empathie.
Je remercie Marie-Josée Baudot, une amie de longue date à la MBC, de m’avoir invité à son émission radiophonique Ti pas , Ti pas lors de la visite du Pape François à Maurice en 2019. Sur le plateau : un autre ami, Philippe Goupille, président du Conseil des Religions.
J’avais accepté de participer à l’émission, car j’avais été frappé par une déclaration du Pape François alors qu’il s’adressait à des prisonniers : J’aurais pu être à votre place. En effet, reconnaître, en toute modestie, que son parcours personnel aurait pu le mener en prison, est un bel exemple d’empathie.
C’est sans doute cette empathie qui l’a poussé à prendre position sur des thèmes explosifs. Pour ne prendre qu’un exemple, il n’a pas hésité à condamner les agressions sexuelles par des prêtres pédophiles. Le Rapport Sauvé (2021) sur les abus sexuels dans l’Eglise catholique estime à 216 000 le nombre de mineurs victimes de prêtres, diacres et religieux depuis 1950. Quelques heures après la présentation du Rapport, le Saint-Siège déclara que les pensées du pape François se tournent en premier lieu vers les victimes, avec un immense chagrin pour leurs blessures et gratitude pour leur courage de dénoncer.
A la fin du film Un homme de parole de Wim Wenders, le Pape François met l’accent sur le sourire et le sens de l’humour. Ses dernières paroles accompagnées d’un grand sourire : Seigneur, donne-moi une bonne digestion et de quoi digérer ! .
Issa ASGARALLY.
Source : Issa ASGARALLY.
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