samedi 29 octobre 2016

Un nouveau FRAGMENT de Umar TIMOL.



Quand deux êtres se rencontrent et qu’ils s’aiment et que cet amour est du dénuement et que cet amour est pur, le monde s’arrête. Il cesse de bouger, il cesse de respirer, il se dépouille de sa matière, de sa pesanteur. Il contemple cet amour, - cette fracture dans le temps est rare, si rare -, puis il se mêle à lui. Il devient cet amour, il le possède et l’incarne et pendant le temps qu’il dure, parfois le temps le plus bref. Rien ne peut les dissocier, il n’est de lien plus fort, plus solide, le monde est amour et l’amour est le monde. Plus rien n’est, plus rien ne peut être, tout est figé par la force de l’amour et paradoxalement tout est vivant, il n’est alors de plus grande plénitude. Ainsi est l’amour, la plénitude de l’absence et de la présence. Puis les liens se desserrent et les êtres renouent avec ce qu’ils sont, avec leur fragilité. Mais qu’importe puisqu’ils ont transfiguré le monde, qu’importe car à chaque fois que l’amour est, à chaque fois que la nudité de l’un s’achève dans le miroir de l’autre, à chaque fois que ce mystère est, le monde cesse d’être car le monde est amour, et rien d’autre.














Umar TIMOL.

















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