mercredi 29 novembre 2017

Gillian GENEVIÈVE (Moris).




Je ne regarde pas en arrière. Je fais semblant. Et, la nuit venue, avide, je me gave toujours des cendres de la mémoire.

Sur le chemin de l’oubli, il y a alors nos pas qui disent le passage, il y a les arbres qui cachent le temps et nos secrets, il y a les passants, leurs récits et leurs mensonges, il y a les mots, les miens et ceux du jour absent qui, frivole, oublie toujours sa plume et son encrier à la lisière des rêves.

Ce soir-là, cependant, j’avais rangé mes strophes et mes vers dans le cahier des songes. Deux élagueurs de cadres et de champs me racontaient la ville et ses fragments et, dans le tintamarre des images, les mots sont souvent vains pour dire l’instant.

Mais il n’est pas toujours utile de chercher la réplique au silence.

Dans le miroir, le poète s’est tu; un chasseur de lumière a alors pris le relais du poème.















Gillian GENEVIÈVE.







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