C'est vrai que je n'y comprends
rien. Ma chair tourbillonne, égarée. Elle racle le pavé disjoint comme une
vieille chaîne rouillée; elle racle le fonds des puits, où elle prélève son
content de moisissure, de débris organiques et minéraux.
Elle voit s'allumer les grains
lorsque l'errance
les saisit.
C'est vrai, que je n'y comprends
rien. A ce monde...à peine esquissé. A cette animalité qui
parasite l'état d'humain.
A ce langage...fait pour mentir.
Pour détourner la vérité (si, cependant, vérité il y a, si vérité est autre
qu'ombre...).
C'est vrai, que je n'y comprends
rien. Ma chair tourbillonne, hébétée. L'homme est un être de comédie.
L'être...un effet de la tension.
Je ne saurais jamais
que pulser,
que funambuler
au hasard
dans l'écartèlement des jours
où s'insère
mon poitrail ouvert
l'espace d'un flash fugitif.
Mais mon acharnement
est là,
je m'acharne, en insecte obtus,
je construis mon miel, mes rayons
longitudinaux, avec rage.
Et je m'accroche
à ce vouloir
aussi vulnérable soit-il,
si enkysté soit-il entre
les deux mâchoires du néant.
03/07/2005.
Patricia Laranco.
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