vendredi 22 mai 2020

Deux poèmes très émouvants du martiniquais José LE MOIGNE.


































Le cœur pollué
de puissantes dérives
j’ai voulu remonter
pas à pas l’estuaire
je n’ai pas retrouvé le lieu
de la première spoliation
ni sous la pierre
prétendument sacrée
qui abrite la source
ni dans la courbe maternelle
de la rivière sous la pluie





*





Nuages
nuages
qui supportez le poids
de la voûte céleste
dites-moi
s’il vous plaît
tout ce qui m’a manqué.



















































José LE MOIGNE
20 mai 2020.






































©




































Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire