lundi 30 août 2021

Retrouvons la poésie de Zohra MRIMI !

 

 

 

C'est la campagne qui traverse un mur empierré dix fois

Des chevaux remplacent des hommes

J'ai vu le soleil parler aux aulnes

Il a touché mon œil pour oublier son geste,

Il parle à l'ombre, c'est sa douce femme.

Les enfants courent dans le ciel, c'est plus prudent, il n'y a pas d'autos, pas d'eau qui vous privent du sol.

C'est étrange la beauté !

Elle vous immobilise et vous tronque le langage.

À part nous deux, il n'y a personne ou peut-être que même nous deux n'étions personne.

La disparité est une fortune pour le poète.

Il marche avec les arbres.

L'automne est un grand sage qui raconte l'automne sur terre.

J'ai brisé mon être vivant.

Ici tout sépare, rejoint le présent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zohra MRIMI.

29 août 2021.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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